Lait, beurre, kiwi, graines...

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Les coliques néphrétiques uriques ou lithiases uriques.

Les coliques néphrétiques uriques

ou lithiases uriques.


Présentation des coliques néphrétiques d'origine urique

et des mesures diététiques et nutritionnelles appropriées.


La colique néphrétique


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La colique néphrétique est une douleur vive, violente, très douloureuse (considérée comme étant l’une des plus violentes douleurs décrites en médecine), due à l’obstruction du haut de l’appareil urinaire, le plus souvent par un calcul rénal localisé entre le rein et la vessie. Il existe plusieurs types de calculs, celui qui est concerné par cet article sera exclusivement celui d’origine urique (dû à un excès d’acide urique sanguin ou hyperuricémie), on parle alors également de lithiase urique (lithiase provient du terme « lithos » en grec qui signifie « pierre »).


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La colique néphrétique affecte environ 15% de la population des pays industrialisés et récidive dans plus de 50% des cas. La lithiase se manifeste en moyenne autour de l'âge de 30 à 40 ans. À noter qu'environ 80% des calculs s'expulsent spontanément avec ou sans traitement. Une prédisposition génétique semble être présente.

La diététique intervient dans des choix alimentaires judicieux : il faut éviter absolument de consommer les aliments riches en acide urique, ainsi que ceux qui stimulent la production de l’acide urique par l’organisme.

Un excès de poids, l'obésité, favorisent très fortement l’hyperuricémie et donc la lithiase urique. Je vous conseille vivement, dans ce cas, de perdre du poids efficacement.


Les aliments purinophores

Les aliments purinophores sont riches en acide urique. Vous l’avez compris, votre sang étant surchargé en acide urique, il est évident que ces aliments seront à supprimer complètement de votre alimentation.

Voici les principaux aliments purinophores : 

- Tous les abats (ris de veau, cœur, foie, rognon, langue, cervelle, boudins (hors boudin blanc), tête de veau, pied de porc...)

- Toutes les charcuteries sauf le jambon blanc sans la couenne.

- Tous les gibiers (c’est encore pire si ils sont faisandés).

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- Tous les extraits de viandes, les gelées de viandes, les bouillons de viandes, ainsi que les cubes de bouillon de viandes (genre KUB), les sauces déshydratées à base de viandes et les viandes séchées. 

- Toutes les viandes jeunes (veau, agneau, coquelet, dindonneau, porcelet) seront consommées avec grande modération.

- Certains poissons et notamment le hareng, la sardine, les anchois et le maquereau. Les fumets de poissons et le nuoc-mam (jus de poissons putréfiés vietnamien).

- Tous les crustacés et tous les coquillages (crevette, huître, moule, crabe, coque, bigorneau...)

- Les fromages affinés trop fermentés.


Les aliments purinogènes 

Les aliments (dont une action) purinogènes, favorisent la production d’acide urique par notre organisme. Ils seront donc, eux également, à éviter autant que possible dans votre alimentation.

Voici les principaux aliments (et l’action) purinogènes : 

- Toutes les viandes et tous les poissons. Il n’est cependant absolument pas souhaitable de ne pas consommer de viande ni de poisson (notamment si vous désirez perdre du poids). On se limitera simplement à la consommation journalière maximale de deux parts d’environ 100 à 120g (en ne consommant pas ceux qui sont en plus purinophores : voir la page précédente).
- Tous les extraits de viandes, les gelées de viandes, les bouillons de viandes, ainsi que les cubes de bouillon de viandes, les sauces déshydratées à base de viandes et les viandes séchées. 

- Tous les abats (ris de veau, cœur, foie, rognon, langue, cervelle, boudins (hors boudin blanc), tête de veau, pied de porc...)

- Les fromages affinés trop fermentés.

- Le fructose (consommé surtout comme édulcorant).

- Le jeûne. Jeûner aggrave fortement l’hyperuricémie par libération massive dans le sang d’acide urique, ce qui favorise alors très fortement l’apparition des cristaux d’acide urique.


Autres points divers  

Ne pas consommer :

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- Les boissons alcoolisées sont, dans le meilleur des cas, à bannir de votre alimentation, surtout la bière et le vin blanc. Non seulement certains alcools sont purinogènes (la bière par exemple), mais l’alcool interfère également au niveau de l’élimination rénale de l’acide urique. (On pourra cependant se limiter à un verre de vin rouge par déjeuner au maximum). 

- La bière sans alcool ne sera pas consommée non plus.

- Ne pas consommer plus d’une fois par semaine de la viande rouge.

- On limitera au maximum toutes les matières grasses.

- Attention à tous les sodas sucrés et autres produits alimentaires sucrés.

A consommer absolument :

- Des eaux riches en hydrogénocarbonates telles : Vichy, Pougues, Vals St Jean, St Yorre, Badoit, au moins 2,5 litres par jour (cure de diurèse). En effet, la consommation de ces eaux alcalines, favorise l’élimination rénale de l’acide urique.

- Les aliments les plus riches en vitamine C (agrumes, chou, cassis...) En effet, la vitamine C favorise l’élimination rénale de l’acide urique.




A savoir : la rhubarbe, l’oseille, le cacao, les céleris (rave, branche), l’asperge, l’épinard, le thé, le café lyophilisé et le persil, furent pendant longtemps bannis de l’alimentation des malades souffrant de colique néphrétique d’origine urique, mais ce fut à tort. En effet, contrairement aux anciennes croyances, leur consommation modérée n’augmente pas le risque de formation de cristaux d’acide urique.

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